Xénophobie : comment lutter contre ce fléau ?

Xénophobie : comment lutter contre ce fléau ?

La société est l’endroit par excellence ou l’être humain est amené à tisser des relations avec ses semblables. Il existe au sein de cette communauté plusieurs cultures qui se côtoient ; ce qui fait même l’existence de cette société. Mais au sein d’elle, existent des phénomènes de tous genres qui contribuent à l’évolution de la société au même titre que d’autres qui lui nuisent. Ainsi, il arrive que certaines personnes, pour une raison ou une autre, n’acceptent pas celles qui ne sont pas du même bord (religieux, ethnique, politique, culturel, etc.) qu’elles. De même, il y en a qui présentent un rejet de tout ce qui leur paraît étranger. Il s’agit de la xénophobie. C’est un comportement qui ne cesse de prendre de l’ampleur malgré toutes les campagnes de dénonciations. On parle de comment lutter contre la xénophobie.

Définition de xénophobie

La xénophobie peut être définie comme une hostilité à tout ce qui n’est pas habituel, tout ce qui est étranger et ceci, plus précisément à l’endroit d’un groupe de personnes ou d’individus considéré étranger au sien. D’un point de vue sociologique, c’est un ensemble d’actes et de discours sans raisons valables qui tendent à considérer l’étranger comme un problème. C’est un sentiment motivé par une peur de l’inconnu, une peur de perte de sa propre identité. Elle est déterminée suivant plusieurs critères notamment la nationalité, l’ethnie, la race, l’origine géographique, la culture ou la religion. Cette hostilité peut se manifester par un dénigrement ou un rejet total de la culture du groupe étranger, des agressions physiques ou verbales, etc. Au même titre que les attitudes racistes et discriminatoires, l’attitude xénophobe est une violation aux droits de l’homme et est condamnée par certaines lois nationales et internationales.

Comment lutter efficacement contre la xénophobie ?

Tout comme le racisme, la xénophobie est un fléau contre lequel il faut lutter. Selon la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, tous les êtres humains sont égaux. C’est ce qui motive les luttes contre les attitudes xénophobes car, scientifiquement, des raisons sociales ne peuvent expliquer une différence entre personnes de différentes régions. Ainsi, plusieurs actions sont menées et continuent d’être menées pour enrayer ce phénomène. Cela commence par l’adoption de lois antidiscriminatoires. Il va falloir appliquer les textes des Conventions internationales adoptées pour l’élimination de toutes les formes de discriminations. Les législations visant à sanctionner les auteurs xénophobes ou les campagnes incitant à la discrimination doivent être respectées à la lettre.

Aussi, la formation des agents des services publics sur le sujet est une solution car, ils sont en contact avec bien des personnes de toutes les catégories. Entre autres possibilités, affronter les xénophobes permet de leur montrer les limites de leur pensée. Cela peut être fait à travers des rencontres, des séances d’informations, etc. Selon certaines recommandations, il existe des solutions sociopolitiques. Il faut donc opter pour des dirigeants aux idées progressistes contrairement aux nationalistes extrêmes. L’égalité institutionnelle ainsi que la vulgarisation des lois anti-xénophobes sont des alternatives.

Altermondialisme : Histoire du mouvement

Altermondialisme : Histoire du mouvement

La mondialisation signifie une uniformisation dans différents domaines  de modèles communs provoquant une interdépendance entre différents ensembles géographiques. Encore appelée globalisation, elle a contribué à l’essor de plusieurs nations. Elle a aussi entraîné la naissance des mouvements internationaux notamment l’altermondialisation. Cette dernière est une doctrine née dans les années 1990, ayant pour but de lutter contre le néolibéralisme. C’est une mobilisation populaire ayant une grande histoire. Des détails sont donnés dans cet article.

Bref aperçu de l’histoire de l’altermondialisation

L’histoire de ce mouvement populaire s’est déroulée suivant une chronologie catégorisable en plusieurs périodes. Ces périodes s’étendent depuis les années 1990 jusqu’à 2013.

1990-2000 : naissance de l’altermondialisation et actions remarquables menées

L’objectif visé par ce mouvement est la promotion d’un monde meilleur en luttant contre les dérapages de la mondialisation. Ainsi, des organisations nationales et locales ont vu le jour dès les années 1990. Le mouvement manifestait de deux façons différentes, toutes basées sur des regroupements populaires. La première façon de lutte était composée de campagnes (cas de la dette du tiers-monde), des rencontres (militants, ONG) et de contre-sommets. La seconde façon consistait à faire un appel massif à des acteurs locaux et nationaux pour manifester contre les excès de pouvoir néolibéral (cas des guerres de l’eau ayant lieu en Bolivie). Les résultats des actions de lutte entreprises contre des institutions tels que l’Organisation mondiale du commerce, les institutions multinationales ont contribué à l’émergence de plusieurs organisations locales qui vivaient une existence cachée. L’impact s’est donc élargi à d’autres continents au fil des années.

2000-2005 : succès populaire des forums sociaux

Tout a réellement commencé en 2001 avec la participation significative de tous les acteurs au premier Forum Social Mondial qui a eu lieu au Brésil. Le succès de cette première a favorisé l’organisation de nombreux autres forums sociaux altermondialistes un peu partout dans le monde. Le but visé est de faciliter les échanges au sein des mouvements internationaux et mondiaux qui sont mis en œuvre. Ces forums ont permis par exemple de s’opposer aux guerres en Afghanistan et aussi en Iraq.

2006-2010 : extension géographique malgré les échecs

Suite aux succès populaires du mouvement altermondialiste, les prochains forums et actions entrepris ont connu moins de succès malgré les efforts d’extension du mouvement sur d’autres continents en dehors de l’Europe. La faible participation des membres et la dissolution de certaines organisations dynamiques (Movimiento de Resistencia Global, ATTAC) ont été à l’origine de ce faible succès. Cependant, certains succès ont été visibles mais le mouvement a perdu une partie de ses forces, qui sera relayé par la nouvelle génération d’activistes.

2011-2013 : naissance de la nouvelle génération de militants

La nouvelle génération d’activistes est née en 2011 à l’issue des forums sociaux d’altermondialisme qui ont eu lieu en Arabie. Elles sont constituées des « Indignés » et des activistes « Occupy » qui ont lutté pour une démocratie participative et directe. Elles ont surtout lutté contre l’austérité, la collusion et l’inégalité entre les classes économiques. Cette génération d’activistes continue jusqu’à nos jours la lutte pour un monde meilleur.

Mercantilisme Versus Altermondialisme

Mercantilisme Versus Altermondialisme

L’organisation politique et socioéconomique des peuples fait naître et développer des théories différentes les unes des autres et qui s’opposent parfois. Ainsi parle-t-on de libéralisme, de capitalisme, de socialisme, de fascisme, voire de nazisme. Dans cet article, on parle de deux modes de pensée qui s’affrontent sur bien des points sans se déclarer la guerre: le mercantilisme et l’altermondialisme.

Le mercantilisme

Le mercantilisme est un courant de la pensée économique contemporaine dont les origines datent du XVIe siècle. Les tenants de cette doctrine économique prônent le développement économique par l’enrichissement des nations au moyen du commerce extérieur. Le mercantilisme est organisé de sorte à ce qu’il s’en dégage un excédent de la balance commerciale. Ce qui, généralement, est obtenu grâce à un investissement raisonné et volontaire dans la plupart des activités économiques à rendement croissant. L’État se trouve donc dans l’obligation de développer la richesse nationale. Dans la mesure où l’on ne tient pas compte de l’analyse du système social, le mercantilisme constitue un système très simple se répandant dans quelques nations d’Europe et s’adaptant aux spécificités nationales. On distingue donc : le mercantilisme espagnol ou bullionisme, le mercantilisme français ou colbertisme et le mercantilisme anglais ou commercialisme.

L’altermondialisme

L’altermondialisme, elle, désigne l’ensemble des mouvements impulsant l’idée qu’une nouvelle organisation du monde est possible. Cette autre organisation du monde se propose de réguler le phénomène de la mondialisation sans la rejeter. Les altermondialistes promeuvent donc une théorie économique et sociale à la fois proche du nationalisme et du socialisme. De façon plus générale, l’altermondialisme s’oppose radicalement au libéralisme économique et à la mondialisation des pratiques financières dans l’objectif d’une économie plus sociale et mieux répartie. Leurs revendications se définissent par la recherche d’alternatives systémiques et globales à l’ordre du commerce et de la finance internationale. On observe alors de nombreuses revendications et prises de position comme :

  • la contestation de l’organisation interne des institutions mondiales (le G8, la Banque mondiale, l’OMC, l’OCDE, le FMI)
  • l’autonomie des peuples
  • la justice économique
  • la protection de l’environnement ainsi que l’arrêt de la surexploitation des ressources naturelles
  • la démocratisation des institutions
  • la protection des fondamentaux droits humains.

Deux visions souvent différentes et parfois similaires

Le mercantilisme, par principe, est la protection de l’économie nationale. De ce fait, le gouvernement intervient en protégeant l’industrie et les entreprises locales par des mesures considérées comme protectionnistes (tarifs douaniers et primes à l’exportation). Il favorise les exportations grâce à des aides ou subventions et limite les différentes importations de biens en les taxant. Concernant les capitaux, le gouvernement essaie aussi d’en limiter la sortie. Tout cela vous évoque sûrement la guerre commerciale que se livre actuellement les Etats-Unis et la Chine.

Par contre, l’altermondialisme se veut plus ouvert et donc moins nationaliste. Sur ce point déjà, les deux courants s’opposent. Cependant, on note aussi que les altermondialistes se rapprochent autant de l’extrême-droite que de l’extrême-gauche par leur recours à la provocation et à l’affrontement physique (G7/G8). Toutefois, malgré leur prétention à la démocratie, ceux-ci remettent, la responsabilité individuelle et les principes du libre choix en cause.

Liens entre coût de production et coût marginal

Liens entre coût de production et coût marginal

Le souci de rentabiliser après avoir investi dans une activité de production et de commercialisation de produits a favorisé l’avènement de concepts mathématiques appartenant à la comptabilité. Il s’agit par exemple des concepts du coût moyen de production et du coût marginal. Découvrez dans cet article les liens existant entre ces deux concepts.

Le coût moyen de production

Pour la production d’un bien ou d’un service, l’entrepreneur génère des coûts implicites et explicites. Il utilise d’autres biens et la main d’œuvre qui entrent dans les frais de production. Ces frais englobent donc les coûts fixes et les coûts variables. Le coût moyen est obtenu en faisant un rapport entre le coût total de production et la quantité de produits obtenus. Autrement dit, on divise le coût total des dépenses par la quantité produite. Cela permet de définir souvent le prix de vente du produit fini. Il peut être également obtenu par le rapport des coûts variables par la quantité de produits obtenus. On parle ici du coût moyen dit variable. Le coût moyen permet à un entrepreneur de savoir combien il gagne sur chaque produit vendu, lui facilitant ainsi le calcul de sa recette, de ses bénéfices et des marges de manœuvres.

Le coût marginal

Légèrement différent du coût moyen, le coût marginal désigne le coût ou le prix d’une unité supplémentaire du même produit. C’est le coût supplémentaire qu’il faut débourser pour obtenir une unité dudit produit. Il se déduit souvent du coût moyen. Le coût marginal est une fonction traduisant la variation du coût moyen de production à cause d’une unité supplémentaire du produit.

Prenons comme exemple, une structure agroalimentaire produisant des cakes. Supposons que le coût total de production de 100 cakes est de 200 euros. Le coût moyen est égal à 2 euros par cake. Si l’entrepreneur décide, pour une commande, de produire 101 cakes, il évaluera sûrement le coût total de production à 210 euros. Alors les 10 euros supplémentaire constituent le coût marginal. Cela signifie que l’unité supplémentaire a rapporté 10 euros. Le coût marginal peut être constant ou continue.

Lorsqu’il est constant, il s’obtient par la différence des coûts totaux de production. Lorsqu’il est continu, il s’obtient en dérivant le coût total de production. Le coût marginal permet de savoir si en réalisant une unité additionnelle du produit final, on pourrait réaliser de profit même si le prix de vente du produit venait à baisser. C’est un outil de décision. Le coût peut être faible comme il peut également être élevé selon les cas de figures.

Rapport entre coût moyen et coût marginal

Il existe quelques relations entre ces deux coûts. L’intersection des fonctions du coût moyen et du coût marginal permet de connaître le prix de vente d’un produit. Il permet de déterminer l’optimum de productivité (quantité de produit permettant de réaliser le bénéfice maximum). Parfois, le coût marginal est égal au coût moyen lorsque le coût moyen atteint sa valeur minimum.

Le coût marginal augmente généralement lorsque la production augmente. Lorsque le coût marginal augmente, le coût moyen augmente aussi et lorsqu’il diminue, le coût moyen diminue aussi. En effet, le coût moyen est une fonction en forme de U alors que celle du coût marginal est semblable à une droite. A partir de leur point de croisement, les deux coûts courbes évoluent en ayant la même allure.

À quoi sont dues les variations de prix du baril de pétrole ?

À quoi sont dues les variations de prix du baril de pétrole ?

Le pétrole est l’un des facteurs déterminants de l’économie mondiale. Étant une matière première énergétique, son rôle est stratégique dans de nombreux secteurs de l’économie. Cependant, on remarque nombre de facteurs qui influencent le prix du baril de pétrole. Quels sont ces facteurs ? Cet article vous éclaire sur le sujet.

Le pétrole

Le pétrole est une roche liquide naturelle considérée comme huile minérale. Énergie fossile, son exploitation est un pilier phare de l’économie industrielle mondiale. La quasi-totalité des carburants liquides usuels proviennent du pétrole (essence, kérosène, gazole…). Du pétrole, provient aussi le fioul domestique ainsi que le plastique, les élastomères, les engrais, les cosmétiques… La qualité du pétrole est importante pour sa commercialisation. Elle se détermine par sa quantité en impureté et l’unité de mesure et de négociation par excellence du pétrole reste le baril (42 gallons américains), soit en moyenne 159 litres. La tonne de pétrole contient environ 6 à 8 barils de pétrole (en fonction de sa densité).

Le marché mondial du pétrole

Les principaux pays producteurs de pétrole sont : la Russie, la Chine, l’Arabie Saoudite, les États-Unis, l’Iran, le Nigéria, le Canada, la Norvège, le Venezuela, le Mexique, l’Irak, le Koweït, l’Algérie, la Lybie et les Émirats Arabes Unis. Les États-Unis et la Chine sont les grandes nations qui consomment le plus de pétrole. Leur succèdent le Japon, l’Inde, le Canada, la France, l’Allemagne et la Russie. Il existe différentes sortes de pétrole brut que l’on distingue par leur qualité. Ainsi, on a sur le marché mondial pétrolier le Brent, le West Texas Intermediate et le Dubai Light. Contrairement au marché spot du pétrole, sur les places financières qui assurent la cotation du pétrole, le pétrole brut est vendu sans échanges physiques de barils, donc sur papier. Les cours du pétrole variant au gré des prises de positions réalisées par les traders.

Variations des prix du baril de pétrole

Plusieurs facteurs sont à la base de la variation du prix du baril de pétrole. Il s’agit notamment:

  • de l’offre mondiale de pétrole ; l’OPEP (Organisation des Pays Exportateurs de Pétrole) influence le cours du pétrole brut par la fixation de quota de production pour chacun de ses membres. La            découverte de nouveaux gisements pétroliers augmente aussi significativement l’offre mondiale de pétrole ;
  • de la demande de pétrole. Lorsque la consommation mondiale augmente, on observe une hausse du cours du pétrole et principalement lorsque le niveau de production stagne. De même, l’affaiblissement de la demande contribue à l’affaiblissement des cours du pétrole ;
  • des cas d’accidents majeurs sur un site de production ;
  • des crises financières importantes ;
  • de l’existence d’un conflit militaire dans des zones de production
  • des différents enjeux géopolitiques mondiaux…

Généralement les prix des carburants évoluent en fonction de l’évolution des prix du pétrole. Mais en principe, le prix de l’essence est librement fixé par les stations-services. Le cours du fioul, lui, n’étant pas trop lié au cours de pétrole, suit l’évolution de cette dernière mais de façon plus contenue.

Les Trente Glorieuses: Simone de Beauvoir renverse les codes

Les Trente Glorieuses: Simone de Beauvoir renverse les codes

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l’Europe n’a plus le même visage qu’avant. De 1946 à 1975, période appelée les Trente Glorieuses, elle entreprend sa reconstruction. C’est justement à cette époque que survient un nouveau bouleversement social: l’émancipation de la femme. Naguère reléguée dans les seconds rôles, la femme cherche désormais à se libérer du joug imposé par la société. L’écrivaine Simone de Beauvoir n’est pas étrangère à ce changement. De ses œuvres à son militantisme, elle a renversé les codes. De quelle manière ? Réponse dans cet article.

La femme avant les Trente Glorieuses

Avant les Trente Glorieuses, les femmes étaient destinées au foyer. S’occuper des tâches ménagères était considéré comme le propre de la femme. Cuisiner, laver, repasser et coudre sont des métiers spécifiquement féminins. On ne voyait pas de femmes dans d’autres secteurs d’activités, car elles ne faisaient pas d’études poussées. Celles qui trouvaient une place dans l’administration étaient de la haute bourgeoisie ou avaient reçu l’autorisation de leur mari. Le droit de vote n’existait pas pour elles. La femme ne dispose d’aucun droit social. Et la conscience collective trouvait cela juste.

La plume de Simone de Beauvoir, une arme anti-phallocrate

En 1949, l’écrivaine Simone de Beauvoir alias le Castor publie Le Deuxième sexe. C’est l’ouvrage pionnier du féminisme en France. L’œuvre devient un best-seller. Traduite dans plusieurs langues, elle rencontre un succès franc et déclenche une vive polémique. Dans cet ouvrage, le Castor dresse un constat réaliste de la condition de la femme. Elle y décrit la passivité de la femme, son manque d’ambition sa servile soumission. Elle dénonce également la lâcheté des hommes ainsi que leur sexisme à l’égard du sexe féminin. Simone dénonce le mariage, milite pour la légalisation de la contraception et de l’avortement alors considéré comme un crime. En bref, elle milite pour la libération de la femme. Une phrase de l’œuvre devient célèbre «On ne nait pas femme, on le devient ». La femme est appelée à l’action.

Dans le tome II de Le Deuxième sexe, «La femme indépendante», Simone déclare à la page 587: «C’est par le travail que la femme a en grande partie franchi la distance qui la séparait du mâle ; c’est le travail qui peut seul lui garantir une liberté concrète. Dès qu’elle a cessé d’être une parasite, le système fondé sur sa dépendance s’écroule». Cette phrase insérée dans l’œuvre sera retentissante. 1955 voit l’entrée en masse des femmes dans les métiers jadis réservés aux hommes. Malgré les discriminations, les femmes persévèrent.

Simone de Beauvoir dans le feu de l’action

Le féminisme prend corps petit à petit. Simone de Beauvoir devient la figure de proue du féminisme mondial. Elle participe à la campagne de planning familial. En 1967, la contraception est autorisée. Mais la combattante ne démord pas pour autant. En 1970, elle crée le MLF (Mouvement pour la Libération des Femmes). Beaucoup de femmes adhèrent au mouvement. La figure de la femme au foyer s’est essoufflée grandement. En 1971, elle signe le manifeste des 343 où autant de femmes avouaient avoir avorté. Malgré sa vieillesse, elle défile avec le MLF chaque fois que besoin en est. Le MLF milite pour des droits politiques et civils qui seront obtenus. À la suite de leurs nombreux mouvements, la loi sur l’égalité des salaires est votée en 1972. En 1975, toutes formes de discriminations sont condamnées par la loi.

Depuis les Trente Glorieuses, le féminisme ne s’est plus jamais essoufflé. Simone de Beauvoir en demeure l’incarnation «vivante».